Action Global pour le Développement de la Population
Site propulsé par Asso-web
Le Togo est un pays marqué par la diversité de ses caractères naturels et culturels. Selon les services touristiques togolais, « Qui ne connaît pas le Togo ne connaît pas l’Afrique ». Pays caractérisé par une immense richesse touristique, il charme toute personne : poète, géographe, ethnologue, ou historien etc qui l’a visité. Situé en Afrique Occidentale, le Togo est une bande de terre coincée entre le Bénin à l’Est, le Ghana à l’Ouest, le Burkina-Faso au Nord et le Golfe de Guinée au Sud. Il s’étire sur 650km du Nord au Sud et sur 50 km de côte, le tout s’étendant sur une superficie de 56 000km2. Sa population est de 4 600 000 habitants environ composée en majorité de jeunes. Allongé en latitude, dans la zone tropicale au Nord de l’équateur le Togo est divisé en 31 préfectures. Ancienne colonie Allemande de 1884 à 1914, il fut placé sous mandat de type B et confié conjointement à la France et à la Grande Bretagne; puis partagé entre ces deux puissances le 10 juillet 1920. Matérialisé sur le terrain par les abornements de 1927 et 1928, les deux tiers du Togo allemand revinrent à la France qui l’administra comme colonie jusqu’à son indépendance, le 27 Avril 1960. La capitale, Lomé, abrite toutes les institutions politiques et économiques
Hydrographie
Trois bassins se partagent l’espace togolais :
- au Nord le bassin de la Volta par l’intermédiaire de la rivière Oti collectant notamment les eaux de Koumongou, de la Kara et du Mo .
- au centre le bassin du Mono
- enfin au Sud le groupe des rivières côtières qui se jettent dans le Lac Togo où l’on différenciera le Zio du Haho. A l’exception des rivières du Nord du pays et principalement de l’Oti en aval et de sa confluence avec le Koumongou, les cours d’eau relativement importants prennent leur source dans la dorsale de l’Atakora. On distingue également les cascades qui offrent un paysage pittoresque :
-Cascade de Kpimé dans le Kloto qui alimente le premier barrage hydroélectrique du Togo.
- Cascade d’Ezimé près d’Amlamé sanctuaire de l’Eglise Catholique lieu de pèlerinage , pour les fidèles. Ce centre est fréquenté par beaucoup de touristes.
- Cascade d’Aklowa dans le Wawa resté à l’état sauvage mais facile d’accès grâce aux escaliers naturels dessinés sur le flanc de la montagne. Il faut également rappeler l’importance du Lac Togo dans le sud où l’ on peut pratiquer tout sport nautique. Des réserves naturelles et forestières ont été aménagées pour les amoureux de la faune et de la flore. Ainsi on distingue : le parc national de la Kéran, le parc national de Fazao où on peut admirer une diversité d’animaux et de plantes.
Le climat
Le Togo jouit d’un climat tropical chaud, plus ou moins humide. Deux types de climats majeurs sont représentés : Le sud du Togo baigne dans un climat subéquatorial ou guinéen caractérisé par deux saisons de pluies. La première, la grande, dure de mars à juillet avec un paroxysme en juin ; la seconde, la petite, va de septembre à octobre. L’humidité est constamment élevée d’un bout à l’autre de l’année. Paradoxalement la pluviométrie est faible avec un nombre anormalement élevé de mois considérés comme sec. On distingue également deux saisons sèches : une grande et une petite. Au Nord du Togo sévit un climat soudanien ou climat tropical qui répond à deux critères :
- Une saison de pluie dite hivernale dont la durée diminue du sud vers le nord, d’Avril à octobre
- Une saison sèche qui va de Novembre à Mars. L’humidité fluctue sensiblement au cours de l’année : très élevée en hivernage et très faible en saison sèche. L’amplitude thermique moyenne annuelle est légèrement plus marquée (4 à 6°) avec une élévation des moyennes mensuelles maximales (31,8° à Mango en Mars). La limite entre les deux climats se situe vers le parallèle 8° Nord. Rappelons que le climat est influencé par la circulation de deux principaux vents :
- Au sud les régions maritimes et les plateaux subissent les influences de l’anticyclone de Saint Hélène, hautes pressions atmosphériques en plein Océan Atlantique, qui dirige sur le Togo la mousson du Sud-Ouest, vent océanique humide qui engendre la pluie. Les régions montagneuses des plateaux de l’ouest très arrosées reçoivent plus de 1500mm d’eau par an. - Au Nord nous avons l’harmattan ou l’alizé du Nord- Ouest, vent sec et froid le matin et le soir, chaud et sec dans la journée. Il constitue un avant goût des grandes chaleurs du désert. Par contre à Mango, à l’extrême nord du pays, pendant la saison pluvieuse, la température est très fraîche. Le climat togolais est globalement favorable aux activités touristiques: par exemple dans la région de Kloto ; le monastère de Zogbégan sur le plateau de Daye est accessible en toute saison, ainsi que la maison de retraite dans la région d’Alédjo où le climat est semblable à celui des régions tempérées. Au Togo, les pluies ne constituent pas un handicap pour le tourisme car elles ne durent que quelques heures et aussitôt après, c’est le beau temps. Parfois pendant qu’il pleut le soleil brille dans le ciel. Selon la tradition c’est « un animal qui est entrain de mettre bas »
Le relief
Le relief est marqué par une ligne de crêtes qui prend en écharpe le Togo du Nord/Nord-Est au Sud/Sud-Ouest. Il s’agit de la chaîne de l’Atakora qui s’étire sur 850 km depuis le littoral au Sud- Ouest d’Accra jusqu’au fleuve Niger. Sa plus grande extension se trouve néanmoins sur le territoire togolais où elle forme la chaîne des monts Togo. On y distingue de très beaux paysages avec une végétation luxuriante qui couvre le piémont du mont Agou, point culminant du pays (986 m), à la vieille cité d’Atakpamé. Dans cette région de reliefs vigoureux règne une relative fraîcheur sur les plateaux accidentés (Kouma, Danyi, Akposso, Adélé). Des sites attrayants, comme les massifs Kabyè où se pratique une agriculture intensive (la vallée deTcharè très spectaculaire),. les chaines de Défalé et de Bafilo présentent également un paysage pittoresque. Le site le plus remarquable est la faille d’Alédjo qui a été faite dans les monts Malfakassa. A quelques kilomètres de ces monts les falaises de Bafilo sont également fort admirables. A l’extrême Nord se dressent les hautes falaises de grès qui surplombent les campagnes bien cultivées du pays Moba. Il s’agit du plateau de Dapaong dominé par une série de monts aux versants abrupts : les monts Nassablé, Bombouaka et Bikoro. Le site le plus remarquable est la Cuesta de Bombouaka ; où on retrouve une savane parsemée d’arbres utiles (néré, karité, baobab….) Outre les hauteurs de l’Atakora et ces plateaux, on distingue également des plaines qui couvrent le reste du Togo. La plus vaste est la plaine orientale qui s’elève progressivement du Sud vers le Nord. Cette plaine est subdivisée en deux unités orographiques : une partie méridionale de pente faible de Tsévié à Anié et une partie septentrionale de pente nettement plus accrue. Au retombé Occidental du plateau de Fazao, une petite plaine s’ouvre plutôt sur le Ghana. Plaine enclavée, bloquée par la muraille de Fazao, elle est faiblement cultivée malgré sa fertilité. La plaine orientale ou la plaine du Mono offre un paysage pittoresque avec une savane guinéenne plus ou moins arborée. Les forets galeries longent les rivières Zio et Haho. Dans la Région des Savanes l’Oti et ses affluents divagants donnent vie à plusieurs contrées avant de s’échapper vers la Volta. Cette plaine est agrémentée par une savane soudanienne avec pour végétation des arbres qui assurent la survie et l’équilibre du milieu. Au sud du pays, la côte rectiligne, basse et sablonneuse offre de belles plages. Au delà de la bande côtière s’étale, d’une frontière à l’autre, le vaste plan d’eau du lac Togo et des lagunes qui le prolongent. Des infrastructures d’accueil offrent coins de baignade et sports nautiques : canots, planches à voile et jet ski. Ce cordon littoral et le système lagunaire sont le domaine des cocoteraies avec des fourrés des graminées ,des lambeaux de mangroves et des formations herbeuses. C’est en définitive, cette variété de reliefs sur une si faible superficie qui fait du Togo l’Afrique en miniature.
SITES TOURISTIQUES CULTURELS
La diversité des hommes, des coutumes, de l’architecture constituent une richesse culturelle inestimable dans le tourisme togolais. En suivant l’itinéraire Sud-Nord, la ville de Lomé véritable métropole nationale est célèbre pour ses vestiges coloniaux (le warf, le Palais des gouverneurs allemands, la Cathédrale, le Temple protestant d’Apégamé, le Cimetière de la plage) son marché aux fétiches, ses quartiers traditionnels, ses forêts sacrées et son grand marché multicolore. Toujours dans la région maritime, le littoral et le lac Togo offrent un paysage très attrayant avec des villages côtiers de pécheurs qui sont blottis à l’ombre des cocotiers. On peut aussi visiter des villes historiques, tels que Agbodrafo et Togoville qui surplombent le lac Togo et surtout Aného, ancienne capitale du Togo où les noms historiques de certains quartiers tels que Nlessi, et Flamani poussent la mémoire vers la période de la traite négrière et l’époque coloniale. Il faut aussi noter, la présence de Glidji ; berceau du peuple « guin » avec ses divinités et les manifestations grandioses de la fête Yèkè-Yèkè.
Après la région maritime ; l’admiration se porte sur les sites touristiques de la région des plateaux qui est réputée pour son climat doux et frais, embaumé par les caféiers et les cacaoyers verdoyants. Contempler les nombreuses chutes de la région .et prendre plaisir à visiter la ville d’Atakpamé aux cinq collines, sont sources d’immenses joies. Dans la sous région de Kloto, la ville de Kpalimé reste célèbre avec ses vestiges coloniaux, son marché de fruits, son centre artisanal. Le Château Viale, perché au sommet des monts Avatimé, conserve les traits des forteresses médiévales européennes tandis que le mont Agou sur lequel se dressent des villages, accroche à ses flancs des champs de café et de cacao image typique du relief. Rappelons que la région des plateaux présente un paysage captivant avec ses falaises abruptes, ses forêts magnifiques et de nombreuses chutes comme la cascade de Kpimé qui attire de nombreux visiteurs. La région centrale est également un foyer de brassage ethnique, où l’artisanat est florissant avec ses pyrogravures : tissage, teinturerie. Sokodé capitale régionale, métropole islamique et carrefour commercial .attire le tourisme Rappelons que c’est une zone de montagnes et de forêts d’une part et une zone de plaine et de savane arborée d’autre part. Elle abrite les réserves de Kamassa et de koué avec une faune très riche en buffles, phacochères, cobras et singes.
Dans la région de la kara les pays Bassars et Konkomba sont célèbres pour leur glorieux passé guerrier et surtout pour leur vieil artisanat sidérurgique (les hauts fourneaux) de Bandjeli. Le pays Kabyè, densément peuplé se distingue par ses traditions vivaces (rites initiatiques Evala, Akpéma etc…) et par ses cultures en terrasse. Deux villes attirent l’attention : Kara véritable ville champignon, et Sarakawa haut lieu de pélérinage. L’amateur du pittoresque admirera la beauté des cases fortifiées des Temberma appelées Takienta qui attirent par leur architecture originale. Rappelons que l’UNESCO les a classées patrimoine mondial. Tout au long de l’année, des agences e tourisme offrent, à partir de Lomé, les meilleures conditions de voyages vers ce site universel. Cette région abrite également le parc national de la kéran qui déborde sur la région des Savanes avec sa faune riche et variée. Rappelons que c’est une région de gorges profondes, blocs et rocs impressionnants entaillés à Alédjo : faille d’Alédjo qui est l’un des hauts lieux touristiques du Togo. La région des savanes offre également des manifestations culturelles très vivaces avec des cultes ancestraux, rites initiatiques et une gamme de spectacles attrayants. La région des savanes, c’est surtout l’immense plaine de l’Oti , les falaises de Bombouaka, des sites touristiques comme le bassin naturel de Douny, les magnifiques « grottes-refuges de Bogou» « la Fosse aux lions » qui abrite maintenant des éléphants. Le plus spectaculaire site est la Cuesta de Bombouaka.
LES INFRASTRUCTURESTOURISTIQUES
Transport et communication
Transport
Les voies et moyens de communication jouent un rôle de premier plan dans le développement du pays. Ils permettent entre autre de désenclaver les contrés les plus reculées et atteindre les sites touristiques.
Le Togo dispose d’un réseau routier de plus en plus dense et mieux entretenu. Il est long de plus de 8000 km et comprend : les routes principales bitumées (1600 km) les routes secondaires (1400km) praticables en toutes saisons et des pistes de plus de 5000km.
On distingue deux axes de portées internationales et des faisceaux diffus : l’axe côtier (50 km) est un tronçon de la route internationale qui sert de liaison entre la Cote d’Ivoire et le Nigeria, et la route de l’unité (687km) qui relie les principales villes depuis Lomé jusqu’à Cinkassé.
Il existe également de nombreuses ramifications qui sont connectées aux axes nationaux : Lomé-Aného, Lomé-Kpalimé, Lomé-Atakpamé.
La région des plateaux bénéficie d’un réseau routier relativement mieux entretenu pour le transport des richesses agricoles (café-cacao). Grosso modo le Togo est sillonné par un réseau routier et des ramifications qui permettent d’atteindre les hameaux les plus reculés. Ce qui n’est pas le cas du réseau ferroviaire qui est en plein déclin. Il ne reste que des vestiges de ces voies du chemin de fer datant de l’époque coloniale et qui servaient à l’exploitation économique du Togo. Il s’agit de la ligne du coton (Lomé- Blitta 272 km), la ligne cacao (Lomé-Kpalimé 116 km), ligne des cocotiers (Lomé-Aného 44 km). Ce réseau ne sert plus au trafic voyageur, mais au trafic des marchandises (transport de minerais, bois, charbon, gravier).
Le trafic maritime est en pleine expansion avec l’efficacité du port autonome de Lomé, le poumon de l’économie togolaise. Le port comprend aujourd’hui un port de marchandises, un port pétrolier et minéralier (un vaste domaine de zone franche) et une zone industrielle.
Le transport aérien est aussi dynamique. Le Togo dispose d’un aéroport international à Lomé : l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma et d’un autre aéroport également de classe international à Niamtougou dans le nord du pays. Quelques aérodromes à l’intérieur du pays notamment à Atakpamé, Sokodé, Sarakawa, Mango, Dapaong, assurent l’essentiel d’un trafic au profil des aéroclubs. Un réseau de communication de plus en plus moderne.
Le réseau de télécommunication connaît une expansion spectaculaire avec l’automatisation et la fiabilité des liaisons, aussi bien à l’intérieur qu’avec les communications internationales A l’intérieur du pays le réseau de télécommunication est constitué d’une artère de transmission enfibre optique reliant les différentes villes qui disposent chacune d’un centrale téléphonique moderne. Il est géré par la Société Togo Télécom qui poursuit son extension pour répondre à une demande toujours croissante. Les liaisons internationales sont également automatisées et permettent une communication fiable avec toute destination à travers le monde. Depuis 1998 la communication cellulaire est également en pleine expansion. Le service est assuré par les sociétés Togo Cellulaire et Moov dont les réseaux couvrent presque tout le territoire togolais et offrent des accès aux communications internationales.